....Toulon - Dominici : «Plus dur qu'à Perpignan»...
....Christophe vous revenez un nouvelle fois à Mayol. Est-ce que cela vous touche toujours autant ?
« Oui évidemment, y a mes parents, mes amis, mes souvenirs aussi. Ca fait du monde ! Là j'y viens en tant qu'adversaire, c'est une position toujours un peu délicate. Mais c'est surtout du plaisir. »
Il semble qu'à Perpignan vous ayez décidé de frapper d'un grand coup ?
« Oui, parce que, lorsque l'on a l'ambition de jouer les premiers rôles, on ne pas se permettre de passer à travers ces matches là. Il fallait que l'on profite de cette opposition pour s'étalonner. On voulait voir ce que l'on valait. Mais ce n'est qu'une victoire. »
Est-ce qu'on peut alors espérer un relâchement à Toulon ?
« On s'attend à un match très compliqué et sûrement plus difficile qu'à Perpignan »
Sur les valeurs toulonnaises ?
« Oui, parce qu'ils sont encore dans le doute, parce que leur président a tapé du poing sur la table,
parce que tout ce que représente le RCT à Toulon est un catalyseur d'énergies. On va présenter une équipe qui, à notre avis, sera la mieux adaptée pour jouer ce match, on va dire la plus équilibrée possible.»
En privilégiant le combat, qui sera forcément au menu du jour?
«Quant on va à Toulon, avec ses individualités de qualité, ses valeurs d'engagement, d'enthousiasme, d'intensité, on le sait, si mentalement on n'est pas prêt, on va au devant de grandes désillusions »
Le début de saison de Toulon, vous paraît-il positif ?
« Mont de Marsan n'est pas une équipe facile à jouer et la défaite n'est pas humiliante. Ils battent Clermont de fort belle manière et auraient mérité de gagner contre Brive. Dans le Top 14 tout peut arriver. Nous avons difficilement battu les Montois chez nous. Il faut se dire que tout peut arriver. Il n'y a pas de petite équipe et même Dax aurait clairement pu battre Montpellier. »
Il ya en revanche moins de jeu qu'on ne l'espérait ?
« Le rugby est très stratégique et malgré les nouvelles règles, on voit toujours d'intenses combats dans le jeu au sol. De plus, c'est hâché parce qu'on sanctionne beaucoup sur les déblayages. Les défenses sont très bien organisées on voit donc aussi plus d'échanges dans le jeu au pied. On ne peut pas contre-attaquer systématiquement parce qu'il y a moins d'espaces. Mais avec le temps, ça ira forcément mieux. »
Marc Andreu, vous l'avez un surveillé . Est-ce qu'il vous ressemble ?
« Il a des qualités individuelles, des appuis, de l'engagement physique, un très gros mental, il gagne souvent ses duels que ce soit en attaque et en défense... Chaque joueur est différent. Mais je lui souhaite autant de réussite que ce que j'ai pu en connaître. Il faudra qu'il ait envie de beaucoup travailler et il progressera de sorties en sorties.»
Comment se passe votre attente avec le manager McKenzie ?
«On discute beaucoup. On travaille essentiellement à trois. Fabrice (Landreau) et lui décortiquent davantage le jeu des avants, moi j'ai surtout l'oeil sur les lignes arrières, le mouvement général et l'occupation du terrain. On essaie de se compléter intelligemment. On est deux tempéraments différents. Lui a plus de recul, il analyse un peu plus. Il y a la barrière de la langue... Mais c'est toujours positif d'évoluer avec des gens qui ont une expérience de l'entraînement et qui viennent de l'autre hémisphère. On essaie de réaliser un bon amalgame.».
C'est mieux entraîneur que joueur ? Il y a plus de stress ?
« C'est tout aussi passionnant, mais c'est beaucoup plus de travail. Quand on est joueur on ne se rend pas compte. On est finalement très assisté. Là, il faut mettre quarante joueurs sur la même longueur d'onde. S'occuper des séances d'entraînements, des déplacements, des repas... Quant au stress il est peut-être différent. Mais il accompagne toujours une vie de sportif . »
Recueilli Par J.l
Var-Matin
...Trop beau notre Domi...
...On t'aime...