...Un tournant dans la vie de Domi?...
...Mais qu'est ce qui lui est arrivé a la main?...
...Quelqu'un le sais?...
...Domi trop beau en tout cas....
...On t'aime...
...Tout juste retraité, Christophe Dominici revient sur la défaite en demi-finale et analyse le futur.
D'un point de vue personnel, comment vivez-vous cette défaite ?
C'est fini. C'est chaud, là on est sous le coup de la défaite... Nous sommes déçus, parce que quand on arrive à ce niveau de la compétition, ce n'est pas pour perdre comme ça. Alors on a fait plaisir à 30 000 toulousains, on a fait plaisir à l'équipe de Toulouse, à son encadrement, c'est bien, on sait rendre la monnaie, ils nous ont fait des cadeaux quelques fois. Je leur souhaite bonne chance pour la finale.
J'aurais peut-être dû m'arrêter en 1999 après la finale de Coupe du Monde, ça aurait peut-être été mieux (rires)... Non, j'ai eu beaucoup plus de bons moments que de mauvais. Maintenant, notre saison a été particulière, beaucoup de blessés, un effectif renouvelé en grande partie, des joueurs qui s'en vont... Je crois que le Stade Français est à un tournant. Un tournant important de sa jeune carrière dans l'élite. Toutes les grosses écuries sont en train de s'armer, sportivement et en dehors. Montferrand, ils ne sont pas arrivés là par hasard. Tout était structuré, maintenant ils ont un centre de formation, ils peuvent attirer les meilleurs étrangers, de bons joueurs,... Toulouse, son recrutement avait été ciblé aussi. On s'aperçoit que c'est quasiment la même équipe, qui a intégré d'autres joueurs. Alors que nous ce n'est peut-être pas ça aujourd'hui. Clermont, ils sont allés chercher un sauteur, un centre, un arrière, un ailier qui leur fait encore plus la différence, un talonneur Champion du Monde qui peut jouer à droite aussi... Ils sont armés pour le haut niveau, armés pour des matches très importants où ça se joue sur des petits détails. L'an dernier notre banc a fait la différence. Nous luttions et nous avions des joueurs de très haut niveau qui pouvaient faire la différence. Aujourd'hui, on était trop sur le point de rupture, toute la rencontre. Malgré tout, si on met nos occasions au fond, la psychologie peut changer de côté et on peut espérer mieux. Mais voilà, on a fait tomber beaucoup de ballons, derrière notamment, et c'est symptomatique aujourd'hui.
Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
Avant le match, on sait très bien que c'est un bras de fer. Celui qui craque prend une secouée. Les autres années c'était eux qui craquaient, cette année c'est nous. A partir de ce moment-là il n'y a plus de match. Sur notre jeu nous sommes approximatifs. Ce genre de confrontations, ce sont des matches éliminatoires, si l'on n'est pas précis sur les fondamentaux, à un moment donné on le paie cash ! Ça va trop vite, eux ont des occasions, ils engrangent et à la sortie... (soupir) Le score aurait pu être plus lourd, on a été beaucoup plus fébrile que d'habitude. Contre Toulouse ou contre toute équipe de haut niveau, surtout en demi-finale, ça ne pardonne pas. Il y a quelques années, le ballon tombait et c'était nous qui mettions le coup de pied et marquions. Toulouse avait peut-être plus faim sur certains points de rencontre et qui était peut-être plus déterminé que nous à un moment donné.
"ça va s'accélérer"
C'était bien votre dernier match de rugby ?
On a tellement vu ça avec d'autres joueurs qui ont dit « je m'en vais »... Moi j'ai vu Diego Domingez qui est parti 5 fois et qui est revenu 5 fois.... (rires). J'ai vu Zidane qui est parti, et qui est revenu aussi, donc... C'était à priori mon dernier match. On ne sait pas. C'est un club particulier avec des gens particuliers, donc on ne sait pas ce qui peut se passer, mais a priori c'était mon dernier match, oui.
Votre nom est évoqué pour travailler aux côtés de Fabrice Landreau et Ewen McKenzie la saison prochaine à la tête de cette équipe parisienne...
Je crois qu'on va avoir le temps, nous terminons une semaine plus tôt, on n'aura pas d'excuse. Nous pourrons en discuter, ce ne sera pas au dernier moment... Je pense que lundi ou mardi ça va aller très vite, ça va s'accélérer. Une saison, ça se prépare, il faut anticiper. Je crois qu'aujourd'hui c'est ce qu'il nous manque, on n'anticipe pas trop les choses. Contre une équipe qui anticipe, on a vu que ça allait plus vite, que ça se déplaçait mieux. Quand on arrive, que chacun sait ce qu'il doit faire en touche, ce qu'il doit faire lors d'une montée défensive, quand chacun ne s'oublie pas, quand on a un duel à gagner et qu'on le perd, à ce niveau de la compétition c'est trop... Aujourd'hui on a tous failli, individuellement et collectivement, pour espérer gagner ce match. Avec ce que j'ai vu de Clermont et de Toulouse, sans être géniaux, juste en étant performants sur ces fondamentaux, au final il y a cet écart de points. Donc aujourd'hui le 1er et 2è du championnat étaient au dessus du 3è et du 4è. Cela se voyait, il n'y a rien à dire....
...Stade.fr...